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Paroles de la chanson "Débourrage"
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DÉBOURRAGE

(Paroles et musique de Jac PETIT-JEAN-BORET)
Le jeudi 15 juillet 2021 à 22h49, à Barjac)

Je gambadais, à folles enjambées,
Je galopais, ce faisant, je riais.
Je randonnais à travers les genêts
Avec mes soeurs et mes frères de lait.

Dans la prairie, c'était une course folle,
Depuis je jour béni où je suis né.
Je dévalais en folles cabrioles.
J'étais toujours d'une humeur très frivole.

Je profitais de chaque petit hasard,
Je m'abreuvais à l'eau douce de la mare,
Et je broutais l'herbe fraîche des prés,
Je m'amusais, ce faisant, je piaffais.

Batifolant sur mes longues guiboles.
Devant la horde, je faisais le mariole.
Et bondissant, je sautais les rigoles.
Si je voulais, je courais de traviole.


Et un sale jour que j'aimerais oublier,
Des cousins à deux têtes sont arrivés.
En moins de deux, ils nous ont encerclés,
Et en moins d'trois, on s'est r'trouvés coincés.

Avec des cordes, ils nous ont emmenés
Loin de nos près, dans des enclos fermés.
Le lendemain, ils ont bien essayé
De m'enfourcher, mais je me suis câbré.

Honte sur eux, car ils ont triomphé.
Faute de mieux, je me suis pacifié.
Après deux jours, j'étais domestiqué,
Oui, débourré, oh comme ce mot est laid !

Ma faute, je sais, mais ils m'ont dominé.
Moi corvéable, je renie mon clan.
Je suis esclave, rêvant de mes parents,
Libres comme mer, folâtrant dans les champs.

Ils ne pourraient jamais imaginer
Comme ce poulain qu'ils avaient enfanté
Est déporté, privé de liberté,
De cavaler dans le vent de l'été.

On m'a passé dès lors la bride au cou
Le mors aux dents, c'est vraiment dégradant,
On m'a sellé, parqué et remisé.
Je dois trotter avec mon déguisement.


J'avais toujours erré libre, sans nom.
On m'a nommé "Ilote" pour railler.
J'étais sauvage, transformé en mouton.
Tout ça parce que j'me suis laissé débourrer.

Je gambadais, à folles enjambées,
Je galopais, ce faisant, je riais.
Je suis sellé presque toute la journée.
Je dépéris, car je suis résigné.



 

Le débourrage, c'est bourrain !