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Chanson vécue
Paroles de la chanson "La vague" par Jac PETIT-JEAN-BORET
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LA VAGUE

(Paroles et musique : Jac PETIT-JEAN-BORET)
(Le mercredi 24 octobre 2018 à 3h25 au lit à Barjac)

On sait qu'elle est née au milieu de nulle part,
Là-bas loin de tout, un peu fruit du hasard,
Peut-être des ailes du fameux papillon,
Ou bien d'un remous égaré d'aquilon,
Ou alors sinon à la queue d'un typhon,
Elle n'a reçu ni nom ni prénom.

On disait alors : elle est la jeune vague,
On l'app'lait encore parfois la nouvelle vague.
Fière, elle avançait, forte au sein des tempêtes,
Sereine entre ses soeurs ainée et cadette.


Elle a cheminé sans jamais vaciller,
Elle a fait mousser les mers du monde entier,
Elle roulait sa bosse à travers l'océan,
Elle gardait la forme par n'importe quel temps,
Lorsqu'elle écumait, c'était toujours discret,
S'il y avait des creux, elle les avalait.

On disait alors : elle est la mûre vague,
On l'app'lait encore parfois la fière vague,
Digne, elle progressait, incertaine de sa quête,
Suivant son aînée, précédant sa cadette.


Elle a vu un jour la terre qu'elle redoutait,
Elle a supposé qu'elle était arrivée,
Au terme final de sa longue vie,
Elle s'est préparée, sachant que c'était écrit,
Il fallait mourir et finir en beauté,
Elle imaginait comme elle allait rouler.

On disait alors : elle est l'ancienne vague,
On l'app'lait encore pourtant la sage vague,
Noble, elle avançait, elle se sentait prête,
Lorgnant son aînée, et toisant sa cadette.


L'aînée a roulé dans un grand tonnerre,
Elle a explosé en gros paquets de mer,
Là, notre héroïne s'est sentie fatiguée
Par les milles marins qu'elle avait chevauchés,
Elle s'est affaissée, n'a même pas roulé,
Elle a disparu, et moi qui l'observais,

J'ai pensé alors : nous sommes comme les vagues,
J'ai songé encore que c'est une très mauvaise blague,
De finir ainsi, sur une pauvre défaîte,
Alors que déflagrait, déferlait la cadette.

J'ai souvent regardé les vagues déferlant sur la plage
et une qui semblait prometteuse s'évanouissait en arrivant.

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