Musique listes poesie
... .............................
Liste des chansons poesie Nocturnelle
Confidences sur l'oreiller
Rêves
Au grenier
Pignons sur rue
Les Escoupinotes
Méandre
Equilibre instable
Lune-poisson
Au fond du labyrinthe
Le bourgeon
Faire la bise
Les souris
A gros flocons
Survie
Le ludion
Nono et Nana
Les berges du temps
L'échelle
Guéguerre et l'omnibus
Le vent qui ment
Vieil enfant
Petit Méjean
Janvier sur la plage
Dimanche
Saint-Lago
La boîte aux photos
Jardin des simples
La brouette
Cousinade
L'étang moderne
Dérapage
Mes contraires
Chaussons mongols
Ouïe, les zoreilles
Merci, Cévennes
Le pétard
Perdus de vue
Polichinelle
Octobre
Mes tétins
Naissance d'idée
Quat'quat
Mûres
Gloires
Bonheurs du jour
Pisse-lignier
Ombres portées
Cartes
Deux dames en peine
Gudrune
Momo
Vieux coucous
Frisson
Eclipse
Rêves d'orties
Vol sur les Cévennes
Orgasmateur en bambou
Les p'tits embêtements
Grands évènements
Pouésie intégrale
Nanohorloge
Soleil bravo
Mes mains
Partir de rien
Rien à l'abri
Episode cévenol
Au pays des gifles
Jour de pluie
Fantasie
La Cèze
Tôt, la Bégude
Savourer
Disloqué
De mon balcon
Tapis volant
Lavande
Seul au monde
Deux amies
Tant qu'on peut
Passions
Envies
La soupe
Revivre
La bal(l)ade du fremen
Bwanana
La légende de Chiffon
De
Sans gène
Si vous aimez la gabare
Gravité
La guinguette
Les pieds dans l'eau
Aum
Le rayon
Mistral
Peinturage
Soliloque
Jouer à chat
Falaise
Litanie contre la peur
Vitesses du temps
Désert
Mes enfants
La petite balle perdue
Pleine lune
Plaisir-Grognon
Autant
Petite sirène
Gardien de phare
Combien de trains
Alsa est mort
Le lingam
Laboureur d'infini
Minigraine
Idée folle
De
La carte postale
Les loges de ma paresse
Mon Ventoux
Le briquet
La miette
L'abricot
Orion
Ma gamelle
Mon canotier
La vague
Une goutte
Presqu'île
La courbe
Une, deux, trois
Divin glouglou
Entre Sylvestre et Basile
Ma voie lactée
Conversation cosmique
Le tortillard
Nuit au bois
Qui suis-je ?
Le nombril
La vaisselle
Le p'tit soleil
L'éphémère
Pas de précipitation
Le temps
Pervers pépère
Apercevoir la mer !
La flaque
J'améliorais
La mer en automne
Portrait
La fête des noeuds-Rhônes
Couchant
Réveiller la bête
Cours préparatoire
L'âge mûr
Moments de grâce
Minie
Les acouphènes
Le train électrique
Glander
Philippines
Rue des caresses
Mage et lent
La petite graine
La neige d'antan
Les fois
La richesse
Estiual
Le soleil
Petit nuage
Les solitaires
Coup de chaud
Moments intenses
La moustiquaire
Paradoxe temporel
Chagrin de simple
Pirlouit
Le grand peintre
Les curieux
L'eau rage
La petite lumière
La meulière
Le carapaçonné
Zanon 77
Cool-heure
L'hirondée des arrivelles
Les vacataires
Il y a deux soleils
Fonctions enfantines
Cadeaux de loin
Le trou de balle du monde
Aline et Hélène
Perdu
Dramaturge essence
Rêves perdus
Saute-moutons
La gratte
L'ombre
Les mots masaï
Vaincre sa peur
Bien sùr
Ses livres
La source
Magical Jac's Birthday
Paroles de la chanson "Le train électrique" par Jac PETIT-JEAN-BORET
Ecouter

LE TRAIN ÉLECTRIQUE

(Paroles et musique de Jac PETIT-JEAN-BORET)
(Le mardi 6 juillet 2021 à 14h48, à Barjac)

A cinq ans, j'ai eu un train électrique,
Après en avoir eu un mécanique.
Pour les cadeaux que me faisait ma famille,
Jamais ils ne m'offraient de frivoles broutilles.
A Noël, Pâques ou fêtes d'anniversaire,
Tout était obligatoirement ferroviaire.

Des rails, des aiguillages,
Des gares et des hangars de triage,
Des locos, des motrices, des voitures, des wagons,
Des maisons et des ponts.

Mon pater et mon oncle ont décidé
Certainement bien contre ma volonté
De monter tout ça sur un plateau,
Afin de pouvoir automatiser le réseau.

Une console de commandes avec des boutons,
Des transfos, des relais et des sous-stations.
Dommage car ce projet ne fut jamais terminé, branché.
Les années ont passé. Le réseau n'a jamais finalement fonctionné.

Des montagnes,des tunnels,
Des avenues, des gens et une chapelle.
Ça prenait le tiers du séjour,
Et ma mère résignée n'était pas non plus pour.

Tout était alors vissé et collé,
Et je n'avais plus envie de jouer,
Car ce qui m'amusait
C'était de démonter, remonter de nouveaux tracés.

C'est resté ainsi un bon nombre d'années
Et je m'en suis en bloc désintéressé.
Et quand j'ai eu dix huit ans, ils l'ont démonté.
Vous pensez bien comme ma mère était soulagée.

A la place de ce panneau à réseau,
Moi j'avais bien réclamé un piano.
Ils avaient refusé,
Je devais étudier, pas jouer et me disperser.

Et je me suis tiré
Afin de vivre comme je voulais.
Devinez, pas sorcier, trois mois après,
Un piano et mon père apprenait.

 

 

Tout ça est absolument autant tique...
Sauf les "frivoles broutilles", car ils m'en offraient aussi.
Fils unique, j'étais matériellement très gâté.
Mais la musique était mineure pour eux, sauf à la fin
lorsque je suis parti, et que mon père s'est mis en tête
d'apprendre le piano à soixante ans :
il n'y est jamais parvenu... Le séjour était maudit !