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Chaque jour plus haut dans l'éther,
Et plus au nord dans son coucher.
C'est ma seule joie de l'hiver
De sentir les jours s'allonger.
Maniaque de l'ensoleillement,
Je compte les jours vers le printemps
Depuis le solstice d'hiver.
Une obsession à part entière.
Et pourtant nous voguons
Dans la pire pour moi des saisons.
La chaleur me manque pour de bon.
Appétit, besoin de riches photons.
L'après-midi sur mon balcon,
Admirant mon pin à pignons,
Ou aérant mes édredons,
Aucun nuage aux environs.
Vers l'astre alors, je lève la tête
Et le plaisir bientôt me fouette.
La vraie lumière au corps me brûle.
J'absorbe cette canicule.
Vu que j'observe qu'au fil du temps,
Il se rapproche chaque jour du zénith,
Je dois lever la tête plus haut,
Pour contenter toute ma peau au plus vite.
Pas de volonté de bronzage.
Belle lurette que j'ai passé l'âge.
Juste un menu de calories.
Ce libre bienfait me remplit,
M'assouvit.
No comment.