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Lorsque j'étais enfant,
La fenêtre de ma chambre
Donnait sur un grand champ.
J'y jouais de temps en temps
Je voyais loin sur la campagne,
L'hiver toute dégarnie.
L'été, chantait verdure.
J'y buvais la nature.
Mais soudain, le champ se vendit.
Et dare-dare, on y construisit
Une haute tour presque moderne
Qui ficha mon moral en berne.
Le mur d'en face,
Tout ce qu'il cache,
Tout ce qu'il gâche,
Tous ceux qu'il fâche.
Bientôt je mis les bouts
Pour aller loin de tout,
Des murs, des tours, des routes.
Je trouvai une redoute.
Du toit, j'apercevais
Des collines bariolées,
Mais c'était mitoyen
De l'armée, un terrain.
Un jour, sans doute par sécurité
Ils le ceignirent d'un mur bétonné
Dix mètres de haut avec barbelés.
Pour sûr, la vue devint gâchée.
Le mur d'en face,
Tout ce qu'il cache,
Tout ce qu'il gâche,
Tous ceux qu'il fâche.
Ça paraît une fatalité,
Plus qu'une guigne et j'aimerais
Que l'on m'explique pourquoi,
Pourquoi les murs grimpent autour de moi ?
Fictif,
mais j'ai eu ma part d'autres murs malvenus.