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J'ai revu dans la rue
Ce pauvre Roby,
Ce si vieil ami parti
Il y a des années,
Et je lamentais
Notre amitié envolée.
Il s'était échappé
De mon cabinet,
Quand je l'ai échangé
Pour un luxueur mitigeux.
Je ne voulais pas le jeter.
Je désirais l'encadrer !
Mais il était déçu
Après toutes ces années
Qu'il mouillait mes mains
Dans la salle de bains.
C'était Roby le robinet
En laiton des folles années,
Avec de la blanche porcelaine
Tout au bout de ses huit antennes.
Ni brûlant ni glacé,
Il fallait le régler,
Chaque côté séparé,
Lentement ajuster.
Il errait dans la rue,
Ce pauvre Roby,
En pleurant quand il me vit.
Il me dit, j'en ai marre de couler.
J'aspire à un destin plus élevé.
Et se baissant, il se mit
A aspirer toute l'eau du caniveau.
Il poursuit sa carrière
De robinet-aspireur
Dans les rayons des mitigeux,
En prêchant à qui mieux-mieux
L'art de couler en arrière.
Il faut le laisser faire !
Oh, z'ai clu voil un globinet...
No
comment.