ECOUTEZ ↙
Penché sur le lutrin,
A quatre heures du matin.
Par la fenêtre ouverte,
De la campagne déserte,
Suintait une lente zique
Plutôt atmosféérique.
J'avais déjà du mal
A poursuivre mon journal
Et je n'avançais plus
J'étais un peu confus.
Plongé dans mon écrit,
Ce choral me séduisit
Au point de détourner
Le cours de mes pensées.
Je regardai dehors.
D'où venaient ces accords ?
Un air plus que prenant,
Assez accaparant.
Il dura plus d'une heure,
Finit dans la douceur.
Je revins au lutrin,
Sur mes buts incertain.
Mais soudain rejaillit
La verve qui sourit.
Je repris mon écrit,
Mon esprit reconquis.
Inspiré par la féérie
De cette liturgie,
Durant toute la journée,
Je parvins à terminer.
Presque
vrai.