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Aux tréfonds de la nuit noire,
Les mauvais esprits s'égarent,
A l'affût, ils te guettent
Afin de réveiller ta tête,
Et saboter ton sommeil,
En provoquant ton réveil.
Mais pour se rendormir,
Il faudrait tuer les souvenirs.
Car dans ta mémoire,
Dansent tes cauchemars.
Ces pensées t'accablent.
Tu vas péter ton câble.
Réveils très inopinés
Si un moustique t'a piqué
Sur les ailes de ton nez
Ou ton front déjà boursoufflé.
Une crampe te sabote
Les deux mollets qu'elle rabote,
Jusqu'à ce que tu sanglotes.
Et pourtant, tes jambes, tu les gigotes.
Une moissonneuse bat son plein
A trois heures du matin,
Tous ses phares allumés.
Sacrée note d'électricité.
Refroidi par la nuit,
Le grenier craque à grand bruit.
Un motard énervé
Joue de la poignée.
La lune veut te faire croire
Que l'aube méritoire
Est déjà arrivée,
Et que tu peux bien te lever.
Une apnée inopinée
A du mal à t'étouffer.
Mais tu es réveillé,
Asphyxié, le souffle coupé.
Il y a d'autres agents :
Parmi eux, bien sûr le vent,
L'hélico pour un mourant...
Toi, au moins, tu es encore vivant.
No
comment.