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Dans le corridor,
Au parfait décor,
A l'entrée,
C'est le confort.
Première porte close
Pour chambre d'enfant
A des nuages roses
Sur un fond bien blanc.
Le plus on progresse,
Plus c'est coloré.
On sent des ivresses
Dans les pièces fermées.
Et lorsqu'on les ouvre,
On peut y goûter.
Dès lors on découvre
Des rêves secrets.
Si la quête emporte,
On passe à côté
De certaines portes
Qu'on ouvrira jamais.
Ensuite défilent
Des chambres à coucher
Pour les douces idylles
A l'échec vouées.
Une porte bête :
C'est là une retraite
Où règne l'ennui,
Où s'émoussent les envies.
Plus on s'achemine,
Plus c'est compliqué.
C'est là qu'on devine
Des vapeurs viciées.
Les dernières foulées
Montrent du grisé.
Rôdent des douleurs.
Ça sent la rigueur.
Et l'ultime porte
Dans le coin ombré
Est celle des morts,
Déjà évadés.
Il est parfois long,
Mais souvent trop court,
Notre corridor
Si multicolore.
Certains
y marchent, d'autres y courent.