MES ACARIENS

"Tous les acariens, toutes les acariennes"...

Je voudrais vous livrer ici mes déductions complètement empiriques et personnelles sur ces petits amis de l'homme. Ça pourrait intéresser des victimes. Je me garde bien de donner des conseils. Je vais simplement conter mon aventure.

Tout a commencé il y a à peu près six ans, dans ma soixante-dixième année.
J'avais des démangeaisons sporadiques sur le visage. Il m'a fallu un certain temps avant d'en déduire que ça provenait d'acariens.
Alors j'ai acheté plusieurs flasques de spray anti-acariens et anti-punaises d'une marque parapharmaceutique et j'ai pulvérisé sur draps, oreillers, matelas, alèses, tapis. Apparemment ça n'a pas fait grand chose.

Mes symptômes ont perduré : un peu plus le matin au réveil ou dans la soirée, mais toute la journée, peut survenir une démangeaison. Ça me réveille parfois la nuit.
Pas rédhibitoire, mais fugace et dérangeant. Je ne le sens que sur mon visage, notamment là où il y a des poils, barbe, moustache, sourcils, cils.
Nulle part ailleurs, pas dans les cheveux..
Un bref coup d'ongles sur la cible suffit à calmer.

J'ai bien sûr lu toute la littérature sur le sujet sur l'Internet et j'ai ainsi appris que ça venait de leurs déjections.
Il bouffent nos squames (c'est pour ça que je l'ai ai baptisés "amis de l'homme") et chient ensuite. Ils nous nettoyent, c'est une symbiose.
Alors pourquoi soudain ? Je pense que j'en ai toujours eus mais qu'une allergie s'est soudain déclarée.
Et ça me suggère (croyance, pas certitude) que tout le monde en a, mais que l'allergie ne se déclare pas chez tous.
J'observe dans des vidéos que beaucoup de gens se grattent le nez, le front, les tempes exactement comme moi.
On lit dans le web canadien (assez prolixe sur le sujet) que 7 millions de canadiens en pâtiraient.

Alors que fais-je ? Quand une démangeaison est persistante, un infime coup de spray me calme.
C'est pas prévu pour, même sans doute déconseillé, mais stipulé à base d'huiles essentielles, je fais ça depuis cinq ans.
Et je n'ai pas remarqué d'intolérance. Le plus dérangeant est dans les narines. Alors je n'hésite pas, un pschit sur un doigt et je me badigeonne la narine avec. Les symptômes s'arrêtent net.
Comment confirmer mon diagnostic ? J'ai depuis de la rhinite, et un oeil larmoyant le soir en lisant au lit.
Alors je ne sais pas si mon diagnostic est probant, en tous cas je vis avec "mes acariens".

Je vous mets un lien sur une photo très macro de la tête de ces petits amis (en l'occurence prénommés "Demodex folliculorum").
Je vous préviens, ça pourrait faire peur. Mais on ne les voit pas à l'oeil nu. Ils sont si microscopiques...
Horror show

Ma conclusion : impossible de s'en débarasser. Il faudrait brûler la maison, et moi avec, pour être certain qu'il n'en reste plus un seul.
Mais je crois qu'il faut simplement apprendre à vivre avec. C'est ce que j'ai fait.


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